Homosexualité et dépression: j’ai besoin de conseils


2 juin 2018 Facebook Twitter LinkedIn Google+


Homosexualité et dépression: j’ai besoin de conseils

Charlesvar

Bonjour messieurs,

j’ai 50 ans, j’ai toujours été gay, ma jeunesse a été très compliquée parce que mes parents, bien qu’ils ont fini par s’y forcer n’ont jamais vraiment accepté, mon père surtout, la correction que j’ai reçu le jour où ils l’ont appris m’est restée bien gravée dans la mémoire, j’ai cru qu’il allait me tuer.

Dans un premier temps j’ai été mis dehors de chez mes parents et c’est une de mes tantes qui m’a hébergé, je ne lui en serai jamais assez reconnaissant, elle m’a aidé à m’accepter tel que j’étais, à déculpabiliser par rapport à mes parents qu’elle trouvait imbéciles.

Elle est l’aînée de mon père et ne se cachait pas pour lui dire ce qu’elle pensait, mon père lui n’a jamais osé lui manquer de respect, il la considérait un peu comme sa deuxième maman, ma grand-mère étant partie lorsqu’il était encore jeune, il a été élevé ensuite par ma tante.

J’ai beaucoup souffert du rejet de mes parents, même ma mère refusait de me parler je n’étais plus rien pour eux, mon frère venait en cachette me voir chez ma tante, je soupçonne quand-même que ma mère lui demandait comment j’allais, mon père et son orgueil j’en doute fort, on ne jette pas à la rue un enfant que l’on aime.

Ma tante, géniale et bien plus moderne que son frère pourtant plus jeune de six ans, elle parlait même de garçons avec moi, me faisait lui parler de mes conquêtes comme si j’avais parlé de filles, elle me comprenait vraiment et n’avait aucun problème face à mon hoomosexualité.

J’ai toujours voulu la respecter et je ne ramenais pas mes amants chez-elle je me déplaçais chez eux.

Ma tante sait imposer le respect et jamais mon père n’a osé déroger aux visites bi-hebdomadaires qu’il lui a toujours rendues, même après que je sois installé chez-elle un dimanche sur deux il venait avec ma mère et mon frère, rien n’aurait pu lui éviter ce rituel sans que lui tombe dessus les foudres de ma tante.

Aussi ces jours là je m’arrangeais toujours pour être absent, et si je n’avais pas l’occasion de partir je me cachais dans ma chambre pour ne pas les rencontrer, cette habitude avait l’air de bien nous arranger tous, d’abord je ne voulais pas leur imposer ma présence, ensuite je ne voulais pas les revoir et ma tante, bien qu’elle aurait voulu y remettre de l’ordre respectait mon désir.

2 ans que je suis parti, malgré ma rancoeur mes parents me manquent, je ne laisse rien paraître mais je sombre lentement dans un état de dépression, finalement ma tante s’inquiète, pense d’abord à un chagrin amoureux et elle finit par découvrir d’elle même la raison de mon déclin.

Je finis par tomber malade, au point de ne plus m’alimenter, je ne sors plus, je pleure pratiquement sans arrêt et je maigris à vue d’oeil, je ne m’intéresse plus à rien, ma tante fait tous les efforts possibles pour m’aider mais elle n’y parvient pas.

Je sais aussi qu’elle est allé chez mon père pour l’engueuler et le raisonner, maman à même pris ma défense mais mon père s’est retranché derrière ses idées, un pd n’a rien à foutre chez-lui.

j’ai su tout cela par mon frère, ma tante s’étant bien gardée de me le dire, ma mère, inquiète sur ce qu’elle apprenait sur mon état de santé est venue à la maison dès le lendemain sans prévenir, je me trouvais dans le salon quand elle est rentrée, je n’oublierai jamais son regard et ses cris d’horreur quand elle m’a vu, elle a éclaté en larmes, s’est précipitée sur moi et n’arrêtait pas de me demander pardon.

Elle se reprochait sa froideur, son abandon et son déni vis-à-vis de moi, me voir dans cet état à fait couler chez-elle un torrent de remords, elle se rendait compte, après deux ans que j’étais son fils, sorti de son ventre, sa chair comme elle disait, et elle ne se pardonnerait jamais ce qui était arrivé, elle craignait vraiment pour ma vie, et la crainte de me perdre à jamais à réveillé chez-elle tous les sentiments maternels qui étaient enfouis depuis ces 2ans.

Mon frère pleurait de bonheur, lui qui tout ce temps était resté mon complice en secret.

Ma mère ne voulait plus me lâcher, elle tremblait comme jamais je ne l’avais vue et ses yeux ne désemplissaient pas de larmes, son chagrin faisait peine à voir et toute ma rancoeur s’est transformée en pitié.

Je pleurais à mon tour, je me sentais vacciller et j’étais incapable de faire le moindre mouvement, d’abord parce que j’étais faible, ensuite parce que j’étais submergé par l’émotion, deux ans de souffrance, ca ne s’efface pas en deux minutes, et pourtant c’était comme si toute ma peine voulait ressortir d’un coup, j’en étouffais et je faillis m’évanouir.

Ma mère se rendait bien compte de mon état, ma tante ne l’avait pas alertée pour rien, mon frère avait bien tenté de le faire mais ils ont cru qu’il exagérait et qu’il mentait pour nous réconcilier, c’est étrange, faut-il que les gens soient si près de la mort pour qu’on les estime ?

Ce sentiment m’interpelle mais pour l’heure, je tente de cacher au maximum mon état. Ma mère, qui depuis tantôt n’arrête pas de me caresser la tête veut me ramener à la maison, ce que je refuse, ma tante m’a soutenu et je ne la laisserai pour rien au monde, je me sens bien chez-elle, je suis pour elle le fils qu’elle n’a jamais eu et je sais que si je la laissais, elle en souffrirait en silence, je ne lui ferai jamais ça.

On sonne à la porte, ma tante va ouvrir et j’entends la voix de mon père, il est en colère et se demande ce que ma mère et mon frère font là.

Il ne me voit pas et j’entends sa soeur lui dire de se calmer immédiatement, il crie à ma mère de le suivre, sans même se renseigner sur ma présence.

Et là je vois ma tante se mettre dans une colère comme jamais, je ne pouvais la voir mais je l’entendais, sa fureur était telle qu’on comprenait bien qu’elle sortait 2 années de colère en un seul coup, je l’entendais traiter mon père de vieux con, d’imbécile égoïste et sans coeur, le pauvre en prenait pour son grade et n’osait pas rétorquer, non seulement il respectait sa soeur mais comme je l’avais toujours pensé elle lui faisait peur, toujours comme une mère peut impressionner un enfant qui s’est mal conduit.

Je revois cette scène surréaliste comme si c’était hier, ma mère me serrait contre-elle au point de m’étouffer, j’étais mouillé par ses larmes, ma tante, toujours dans le hall d’entrée qui affrontait mon père, je ne pouvais pas le voir mais j’entendais sa voix qu’il baissait face à sa soeur, elle toujours sur ses nerfs lui envoie tout ce qu’elle se retenait de lui dire à la figure,

– Tu vas encore jouer les cons longtemps ?

Tu vas attendre de l’enterrer ton fils pour lui dire que tu l’aimes ?

Tu préfères continuer à jouer les imbéciles pour pas faire jaser les voisins ?

ils en ont quoi à foutre eux ?

C’est ton fils ou c’est le leur ?

Deux ans, deux ans que tu le rejettes comme une merde, aies du courage pour un coup dans ta vie à la con, fais deux mètres, deux mètres et vas voir ce que tu lui a fait à ton fils, sois pour un coup plus franc, et vas le voir avant qu’il soit trop tard, moi je suis que ta soeur, lui c’est ta chair, ton sang, ton fils et tu vas encore le rejeter longtemps ?

Tu te rends même pas compte qu’avec tes conneries il est en train de partir et que tu pourras même plus revenir en arrière, et tout ça pourquoi ?

Parce que toi tu as décidé qu’il devait vivre comme toi tu l’as décidé, sans même te préoccuper une seconde de son bonheur, il est pédé comme tu le dis, c’est toi qui l’a fait après tout, il a pas choisi, il est né comme ça, c’est sa vie et tu pourras jamais rien changer à ça, sois moins con et sois un père.

Le sermon était d’une puissance, je savais ma tante très forte de caractère, mais là franchement elle dépassait toute les capacités que je lui connaissais, mon père ne disait plus un mot, ma mère n’avait même plus la force de parler, elle prenait pour son compte tout ce que sa belle-soeur venait de dire, sa conscience lui rappelait que elle aussi elle m’avait rejeté.

Mon père, sur le conseil de sa soeur s’est avancé dans la pièce, lorsqu’il m’a aperçu j’ai cru qu’il allait mourir sur place, son visage est devenu écarlate, sa respiration s’est bloquée et il lui était impossible de sortir le moindre mot, son visage à changé d’expression en une seconde, ses traits si durs d’habitude ont pris une forme tout à fait différente, il est resté figé sur place, comme si on l’avait cloué au sol et s’est agrippé à un meuble.

Il s’est mis à pleurer, puis en bégayant il à commencé à avancer vers moi, et en s’effondrant de larmes il n’arrêtait pas de me dire -mais, mais qu’est-ce que tu m’as fait ?

Qu’est-ce qui t’arrive??

Tu as quoi ??

Pourquoi tu l’as pas dit ??

Ma tante, qui commence à se calmer lui répond, toujours en colère mais moins, apitoyée par son chagrin, elle lui fait comprendre que je suis en pleine dépression nerveuse, que c’est venu progressivement et que le rejet familial en était la probable cause principale.

Mon père est paniqué, il a beau avoir sa fierté il s’effondre à mes côtés, me demande de lui pardonner, me dit qu’il n’avait pas compris et que jamais il n’avait pensé aux conséquences de son rejet, lui et ma mère ne me lâchaient plus, ma tante, toute heureuse se retire dans la cuisine avec mon frère, mes parents n’arrêtent pas d’exprimer leurs regrets et veulent m’emmener à l’hôpital, ce que je refuse, je ne peux rêver au monde de meilleure infirmière que ma tante.

Petit à petit je suis sorti de ma dépression, j’ai repris un peu de poids mais il subsistera dans ma tête des séquelles de ces deux années, j’ai gardé depuis ce jour là des contacts avec mes parents, de façon normale mais je suis resté chez ma tante, bien qu’ils aient insisté pour que je revienne chez-eux.

J’ai repris une vie normale et j’ai même fini par rencontrer un garçon avec qui j’entretiens une relation régulière.

Ma tante et mes parents le savent, ils ont même insisté pour que je le leur présente, ils font tout pour effacer les mauvais souvenirs, ils font tout pour se racheter bien que je ne les considère pas comme des coupables et mon copain est le meilleur des hommes que je puisse rencontrer.

Pourtant il subsiste chez-moi des moments douloureux, il m’arrive souvent de pleurer et de me sentir mal dans ma peau, je me cache pour pleurer et je donne une apparence tout à fait différente, mais j’ai beau essayer, je me sens malheureux, pensez-vous que ça me vienne de ces deux années ?

Ou est-ce que je fini par ne pas bien accepter mon homosexualité ?

Si vous pouvez m’aider à retrouver la voie du bonheur merci.

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Avis, infos et commentaires
  1. musiman dit le 16 juin 2018 2 h 58 min:

    Y a aucune raison de refuser ton homosexualité, tu es né comme-ça et tu dois pouvoir t’accepter, ta dépression à mon avis vient effectivement des moments durs que tu as passé hors de ta famille, il faut que tu enterres les rancoeurs, pardonnes a tes parents, l’erreur même si elle est parfois bien douloureuse est humaine, et si ça va pas mieux vas voir un psy, on est pas fou pour ça mais il faut te faire aider, courage à toi

  2. pétrogazman dit le 24 juin 2018 5 h 31 min:

    elle est génialement bonne ta tante, j’aimerais bien la rencontrer parce que des gens comme-ça c’est rare, fais la paix avec ton père et ta mère, c’est tes parents après-tout ils ont fait des erreurs ils les paient, mets ton âme en paix et vas vers l’avenir, salue ta tante pour moi et que dieu la protège. courage à toi

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